Un poste variable, entre 5 et 20 % du bilan

La restauration et le traiteur représentent entre 5 et 20 % des émissions totales d'un événement type. Cette fourchette large s'explique par la nature même du poste : contrairement au transport, dont le poids dépend surtout de la distance parcourue par les participants, la restauration dépend directement des choix de menus, du nombre de repas servis et de la composition de chaque assiette.

Un cocktail léger pour quelques heures et un dîner de gala pour plusieurs centaines de convives n'ont évidemment pas le même impact. C'est justement cette variabilité qui fait de la restauration un poste sur lequel un organisateur peut agir concrètement, souvent plus facilement que sur le transport des participants.

Les données à demander au traiteur

Le prestataire traiteur détient les deux informations qui permettent d'estimer ce poste : le nombre de repas par type de menu, et le poids des aliments servis. Ces deux données, croisées avec la composition de chaque menu (part de viande, de poisson, de végétal), suffisent à construire une estimation robuste des émissions liées à la restauration d'un événement.

Comme pour les autres prestataires, le bon moment pour demander ces informations est en amont, dans le contrat ou le cahier des charges, plutôt qu'après l'événement. Un traiteur qui sait dès le départ que ces données seront demandées peut les préparer au fil du service, plutôt que de devoir les reconstituer de mémoire plusieurs semaines après la dernière prestation.

Pourquoi le menu change tout

À nombre de repas identique, la composition du menu fait varier fortement l'empreinte carbone de la restauration. Un menu majoritairement végétal émet nettement moins qu'un menu construit autour de viande rouge, indépendamment du nombre de convives. C'est pour cette raison que l'augmentation de la part de menus végétariens figure parmi les actions concrètes retenues après un premier bilan carbone événementiel, aux côtés du travail avec un traiteur local et de saison.

Ces deux leviers, la part de végétal et l'origine des produits, ne s'opposent pas au plaisir gastronomique attendu sur un événement professionnel : un traiteur habitué à travailler pour l'événementiel sait construire des menus attractifs qui intègrent ces critères, sans réduire la qualité perçue par les participants.

Documenter ces choix dès le brief adressé au traiteur permet aussi de comparer plusieurs propositions sur une base commune, plutôt que de découvrir la composition réelle des menus une fois le contrat signé. Un cahier des charges qui précise la part de menus végétariens attendue, ou qui demande au traiteur de préciser l'origine géographique de ses principaux fournisseurs, donne à l'organisateur un levier de négociation qu'il n'aurait pas sans cette donnée.

Le gaspillage, un levier souvent oublié

Au-delà du choix des menus, le gaspillage alimentaire constitue un troisième levier de réduction sur ce poste. Un repas préparé mais non consommé pèse sur le bilan carbone exactement comme un repas mangé, avec en plus le coût de son traitement en déchet. Ajuster le nombre de repas commandés au nombre réel de participants présents, plutôt qu'à un forfait de sécurité surdimensionné, réduit à la fois l'empreinte carbone et le gaspillage.

Ce lien entre restauration et déchets illustre bien l'intérêt de regarder les postes d'un bilan carbone événementiel ensemble plutôt qu'isolément : une action sur les menus a des répercussions directes sur un autre poste du même événement.

Un poste fédérateur pour les équipes

La restauration présente un autre avantage pratique pour un organisateur qui débute sa démarche carbone : c'est un poste visible, concret, que les participants perçoivent directement dans leur expérience de l'événement. Augmenter la part de végétal ou afficher l'origine locale des produits sur un buffet sont des actions que l'on peut communiquer sans détour, contrairement à des ajustements plus techniques sur le fret ou l'énergie du site.

C'est aussi souvent un poste plus simple à faire évoluer en interne : un changement de politique de menus se négocie avec un seul prestataire, le traiteur, plutôt qu'avec des centaines de participants qui choisissent eux-mêmes leur mode de transport. Cette simplicité relative en fait souvent le premier poste sur lequel une équipe RSE obtient un résultat visible d'une édition à l'autre, avant même d'avoir engagé les chantiers plus complexes du transport ou de la scénographie.

Comment Cleo Carbone traite ce poste

Cleo Carbone permet au traiteur de renseigner lui-même le nombre de repas et le type de menus dans un espace dédié, plutôt que de faire remonter cette information par l'équipe organisatrice. Chaque ligne importée, qu'elle vienne d'une facture de service ou d'un décompte de repas, est rattachée au bon poste d'émission, avec des facteurs issus de sources reconnues comme l'ADEME et la DEFRA.

Vous voulez voir comment ce poste se calcule sur votre propre événement, avec vos propres menus ? Demandez une démonstration : 30 minutes suffisent pour le voir concrètement.

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