Deux échelles de mesure pour un même lieu
Un lieu événementiel, palais des congrès ou parc d'expositions, se trouve à la croisée de deux logiques de mesure carbone.
À l'échelle de l'année, le lieu a sa propre empreinte : l'énergie consommée pour chauffer, éclairer et climatiser les halls, les déchets générés par l'ensemble de son activité, les déplacements de ses propres équipes. C'est un bilan carbone de structure, comparable à celui de n'importe quelle organisation.
À l'échelle de chaque événement qu'il accueille, le lieu porte aussi une part de l'empreinte de chaque organisateur qui loue son espace : l'énergie consommée pendant les jours de montage, d'ouverture et de démontage, les déchets générés spécifiquement par cet événement.
Ces deux échelles ne s'opposent pas, elles se complètent : le bilan annuel donne la vision d'ensemble, le bilan par événement permet de restituer à chaque organisateur sa part exacte.
L'énergie du site change de scope selon qui la mesure
L'énergie achetée par le lieu, électricité, chaleur ou froid, illustre bien cette double lecture. Elle relève du scope 2 dans le bilan du lieu lui-même, puisque c'est le gestionnaire du site qui achète cette énergie et la consomme pour faire fonctionner ses bâtiments.
Mais pour l'organisateur d'un événement qui loue ce même lieu, cette énergie devient une émission de scope 3 : elle est produite par un poste que l'organisateur ne possède pas, mais qui existe pour et à cause de son événement.
Concrètement, un même kilowattheure consommé pendant un salon apparaît dans le bilan annuel du lieu comme une émission directe de son activité, et dans le bilan de l'organisateur comme une émission indirecte liée à la location de l'espace. Les deux lectures sont exactes, chacune depuis son propre périmètre.
Ce que le gestionnaire du site détient, et que l'organisateur n'a pas
Sur la plupart des postes d'un bilan carbone événementiel, c'est le gestionnaire du site qui détient les données les plus fiables et les plus rapides à obtenir : les factures d'électricité et de chaleur, ainsi que le registre des déchets du site, sont généralement disponibles rapidement auprès de lui.
Pour un organisateur qui doit reconstituer son bilan après chaque événement, solliciter le gestionnaire du site en premier reste l'un des moyens les plus efficaces d'obtenir une donnée réelle sur un poste énergie souvent difficile à isoler autrement.
Le lieu comme point de passage entre plusieurs organisateurs
Un palais des congrès ou un parc d'expositions accueille, sur une même année, des dizaines d'événements portés par des organisateurs différents. Chacun a besoin d'une partie des mêmes données : la consommation énergétique de ses jours d'occupation, le volume de déchets généré pendant son événement.
Répondre à cette demande événement par événement, avec des formats différents à chaque fois, représente une charge répétitive pour les équipes du lieu. Structurer une fois la collecte de ces données, pour pouvoir les restituer facilement à chaque organisateur qui en a besoin, transforme une charge répétée en un processus standard.
Gérer plusieurs échelles dans le même outil
Un lieu qui accueille un salon annuel avec ses éditions régionales, et qui doit aussi produire son propre bilan de siège, a besoin d'un outil capable de gérer ces différents niveaux sans les confondre. Un compte peut réunir un salon annuel, ses éditions régionales et le siège du lieu, chacun avec son propre périmètre et ses propres droits d'accès, ce qui permet de consolider les résultats à l'échelle du lieu tout en gardant chaque événement lisible séparément.
Cette organisation par projets et sous-projets évite de dupliquer la collecte de données communes, comme l'énergie du site, à chaque nouvel événement accueilli.
Ce que cela change pour les organisateurs qui louent le lieu
Pour un organisateur, travailler avec un lieu qui a déjà structuré sa propre collecte de données change concrètement le calendrier de son bilan carbone événementiel : le poste énergie, souvent facile à documenter une fois la donnée disponible, peut être obtenu rapidement après l'événement plutôt que réclamé pendant plusieurs semaines.
C'est aussi un argument que le lieu peut mettre en avant face à des organisateurs de plus en plus attentifs à leur propre empreinte : la capacité à fournir rapidement une donnée énergie fiable fait partie des critères qui pèsent désormais dans le choix d'un site d'accueil.
Structurer les deux bilans dans le même outil
Cleo Carbone permet de gérer, dans un même compte, le Bilan Carbone® annuel d'une structure comme un lieu événementiel, et l'empreinte de chacun des événements qu'elle accueille, avec un espace dédié où les prestataires et organisateurs partenaires renseignent directement leurs propres données.
Vous gérez un palais des congrès, un parc d'expositions ou tout autre lieu qui accueille des événements tout au long de l'année ? Demandez une démonstration pour voir comment structurer votre bilan annuel et celui de vos événements accueillis sur un même périmètre.


